Poésies mélodiques

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Poésies mélodiques choisies pour vous
La poésie a porté sur ses ailes les plus belles émotions et les plus lourds fardeaux, imprimant à la vie, à l’amour et à la pensée, sa note mélodique.

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Les astres dans les cieux
La grandeur de Dieu
Extraits des Poésies mélodiques de Albert Ferland

etoilefeeC’est une belle nuit à l’aspect grandiose,
Elle efface à nos yeux tout être et toute chose,
Et, comme dans leur flux les vastes océans,
Inonde les coteaux, gravit les pics géants,
Sème au fond des lointains le vague et le mystère,
Fait trembler les contours et douter la lumière,
Dissimule, enveloppe, en harmonisant tout,
Les rivages couchés avec les monts debout.
Son ombre déployée, ainsi qu’un large voile,
Se pare à chaque instant sous un regard d’étoile,
Et ravi l’éther qui paraissait terni,
De soleils escortés, elle atteint l’infini.

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C’est un spectacle auguste, imposant, formidable,
Que voir l’embrasement de l’incommensurable,
Abîme rayonnant sous le regard de Dieu !
Vaste temple d’azur sans bornes sans milieu,
Au dôme immensément déployé comme une aile,
Où la nuit accomplit sa marche solennelle,
Épanche le sommeil aux bons comme aux pervers,
Et fait taire la voix du superbe univers !etoilefee

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Les contemplations
Victor Hugo

Le poète s’en va dans les champs ; il admire,
Il adore ; il écoute en lui-même une lyre ;
Et, le voyant venir, les fleurs, toutes les fleurs,
Celles qui des rubis font pâlir les couleurs,
Celles qui des paons même éclipseraient les queues,
Les petites fleurs d’or, les petites fleurs bleues,
Prennent, pour l’accueillir agitant leurs bouquets,
De petits airs penchés ou de grands airs coquets,
Et, familièrement, car cela sied aux belles :
« Tiens ! c’est notre amoureux qui passe ! » disent-elles.

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Et, pleins de jour et d’ombre et de confuses voix,
Les grands arbres profonds qui vivent dans les bois,
Tous ces vieillards, les ifs, les tilleuls, les érables,
Les saules tout ridés, les chênes vénérables,
L’orme au branchage noir, de mousse appesanti,
Comme les ulémas quand paraît le muphti,
Lui font de grands saluts et courbent jusqu’à terre
Leurs têtes de feuillée et leurs barbes de lierre,
Contemplent de son front la sereine lueur,
Et murmurent tout bas : C’est lui ! c’est le rêveur !

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Les Oiseaux de Neige
Louis Fréchette
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Quand le rude Équinoxe, avec son froid cortège,
Quitte nos horizons moins inhospitaliers,
Sur nos champs de frimas s’abattent par milliers
Ces visiteurs ailés qu’on nomme OISEAUX DE NEIGE.
De graines nulle part, nul feuillage aux halliers.
Contre la giboulée et nos vents de Norvège,
Seul le regard d’en haut les abrite, et protège
Ces courriers du soleil en butte aux oiseliers.
Chers petits voyageurs, sous le givre et la grêle,
Vous voltigez gaîment, et l’on voit sur votre aile
Luire un premier rayon du printemps attardé.
Allez, tourbillonnez autour des avalanches;
Sans peur, aux flocons blancs mêlez vos plumes blanches :
Le faible que Dieu garde est toujours bien gardé.

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Rêve d’artiste
Émile Nelligan

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La source
MichGabou

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Atteindre son infinité dans une seule nuit dévoilée
S’abreuvoir à la source que l’on avait cru perdue
Revenir en harmonie avec tout l’univers raconté
Ressentir l’euphorie dans les énigmes résolues

Puisqu’il en faut ainsi par tous les questionnements
Pour autant de chimères alimentées par son indolence
Je délaisserai toute la lourdeur de mon corps un moment
Visiterai encore les commencements dans leurs instances

Et si toute cette luminosité nourrissait mes incertains
Et si toute la joie des premiers sourires reçus m’habitait
Et si je recueillais tous les airs pianotés sur mon chemin
Et si tous ses sons qui s’unissent débordaient pour la paix

Alors, peut-être qu’une fois, une seule se ferait suffisance
Un allé simple m’obligerait à en saisir toute l’importance
Point de retour pour âmes accomplies dans tous ses sens
Mais j’ai encore à faire car j’ai oeuvré dans l’ignorance…

Mich Gabou
22 avril 2011

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Papillon lumiere

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