Les Fêtes Traditionnelles Ancestrales pour les membres

Les fêtes traditionnelles ancestrales
Réservé aux membresFreedom – Minimum Medium PremiumSummum
Les fêtes celtes

Les recherches historiques et archéologiques permettent de mettre en évidence que les Celtes célébraient quatre fêtes liées au cyle des saisons et aux rythmes agraires. Il s’agit des fêtes de Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad. Ces fêtes, qui célébraient la nature et la fécondité, étaient symbolisées par les différents dieux et déesses du panthéon celtique. Dans ce panthéon, la Déesse-Mère tenait une place prépondérante. D’autre part, une importante proportion des mégalithes occidentaux présentent une orientation liée aux solstices ou aux équinoxes. Ces quatre rendez-vous solaires devaient également faire l’objet de fêtes particulières qui venaient s’ajouter aux quatre fêtes précédentes. L’année celtique était donc rythmée par huit fêtes espacées d’environ six semaines. Chacune d’entre-elles revêtait un aspect profane ainsi qu’un aspect sacré.

Les fêtes de Samain, Imbolc, Beltaine et Lugnasad sont liées aux évènements de la vie terrestre; en particulier à la vie végétale et animale. Ce sont des fêtes liées à la Déesse-Mère, donc plutôt de nature lunaire. Les dates de ces fêtes sont données à titre indicatif, car les évènements varient dans le temps d’une année sur l’autre en fonction de l’avancement ou du retard de la nature. Il s’agit donc plutôt de “périodes” de fêtes.

Les solstices et les équinoxes sont, eux, liés à la course du soleil. Ils sont donc fixés à des dates précises et sont de nature solaire. Ils sont également liés aux symbolisme des points cardinaux, des Eléments et de certains animaux.

Pour les Celtes, tout commencait par une gestation. La nouvelle journée, par exemple, commencait la veille au soir. C’est donc tout naturellement qu’ils ont placé le commencement de la nouvelle année au début du mois de novembre, avec la fête de Samain.

31 octobre – Samain « rassemblement » Jour de l’an celte
21 décembre – Solstice d’hiver – Yule – le Nord
1er février – Imbolc « Lustration »
21 mars – Equinoxe de Printemps – Ostara –   l’Est
1er mai – Beltaine « Le Feu de Bel »
21 juin – Solstice d’Eté – Litha – le Sud
1er août – Lugnashad « Assemblée de Lug »
21 Septembre – Equinoxe d’Automne – Mabon – l’Ouest
31 octobre – Samain
« rassemblement » Jour de l’an celte

Ouverture entre le monde des vivants et celui des morts.
C’est donc le début d’une nouvelle année celtique, mais c’est un temps qui se situe hors du temps. A cette période, toutes les forces de la nature sont descendantes et convergent vers le centre de la Terre. Ce moment où tout meurt dans la nature est le mieux choisi pour se relier à la mort.
Samain est un moment particulier où le temps et l’espace, le monde visible et invisible communiquent. Il est consacré à la rencontre entre les habitants de ce monde et ceux de l’Autre monde.

Samain compte trois jours de solennités : le premier est consacré à la mémoire des héros, le deuxième à celle de tous les défunts, et le troisième est livré aux réjouissances populaire et familiales marquées par des réunions, des banquets, des festins de toutes sortes qui pouvaient se prolonger pendant une semaine.

La veille de la nuit de Samain, avait lieu la cérémonie de la renaissance du feu. Les propriétaires des maisons éteignaient les feux de l’âtre avant de se rassembler à la nuit tombante sur la place où les druides procédaient à l’allumage d’un nouveau feu sacré en frottant quelques bois secs du chêne sacré. Ils allaient ensuite allumer de grands feux de joie sur les collines environnantes pour éloigner les esprits malfaisants. Puis chaque maître de maison repartait avec quelques braises tirées du nouveau feu sacré pour rallumer un nouveau feu dans l’âtre de sa maison qui devait durer jusqu’à la prochaine fête de Samain et protéger ainsi le foyer tout au long de l’année.

La fête des saints a été substituée à la fête celtique dans toute la Chrétienté au VIIIe siècle par le pape Grégoire III.

21 décembre – Solstice d’hiver
Yule – le Nord

Etymologiquement, le mot solstice vient du latin solstitium (de sol, « soleil », et sistere, « s’arrêter, retenir ») car l’azimut du Soleil à son lever et à son coucher semble rester stationnaire pendant quelques jours à ces périodes de l’année, avant de se rapprocher à nouveau de l’est au lever et de l’ouest au coucher.
Le solstice d’hiver marque le triomphe de la Lumière sur les Ténèbres. C’est le temps de la renaissance après la mort. Au coeur de la nuit la plus longue, dans le silence de la Terre endormie, les graines commencent à germer, répondant à l’appel de la vie. Tout comme la graine qui ne trouve son énergie qu’au centre d’elle-même, c’est au plus profond de nous que nous devons chercher la Force et la Lumière.

Le solstice d’hiver marquait chez les Romains la fin des Saturnales, fêtes en l’honneur de Saturne qui était, entre autres, le protecteur des graines enfouies. Jusqu’au III° siècle, on rendait également un culte à Mithra à cette date. Mithra, le Dieu Soleil était, selon la légende, né le 25 décembre dans une grotte et surgissait sous la forme d’un nouveau né. C’est au IV° siècle que la tradition chrétienne a situé la naissance de son sauveur au 25 décembre.

C’est à cette époque que le gui fleurit alors que les dernières feuilles tombent et que toute la nature prend l’apparence de la mort. Il est ceuilli et partagé entre les participants lors de la cérémonie du solstice. Il exprime la survie de l’âme, la continuité de la vie après la mort apparente de la nature qui suit la chute des feuilles.C’est le symbole du retour à la lumière solaire originelle. Le mot “Noël” semble d’ailleurs venir du germanique Neue helle qui signifie “Nouvelle clarté”. Le retour de la lumière est également symbolisé par la “bûche de Noël”, buche de chêne que l’on fait brûler dans la cheminée. C’est une bûche que l’on a prélevée dans le feu du solstice d’été et qui restitue en cette période sombre l’énergie solaire qu’elle a emmagasinée.

1er février – Imbolc
« Lustration »

C’est le moment où la vie reprend. On sent les premiers frémissement du Printemps, les nappes phréatiques sont gorgées d’eau. Les débris de l’hiver sont balayés par les rivières gonflées d’eau. Imbolc est placée sous le signe de la pureté symbolisée par la blancheur des dernières neiges, et par le perce-neige qui symbolise la Déesse. Il convient pour l’homme, au sortir de l’hiver, de se purifier en vue de la nouvelle période d’activité qui s’annonce.

Cette fête, célébration de la Déesse-Mère, est placée sous la bienveillance de Brighid, qui accompagne le retour de l’enfant divin. Cela se manifeste dans la nature par l’herbe qui reverdit, annonçant que la vie n’était qu’en gestation dans le ventre nourricier de la Terre. C ‘est une fête essentiellement féminine, lunaire, associée à l’eau et qui a lieu la nuit. Pour cette fête, on place huit chandelles émergeant de l’eau pour honorer la Déesse Mère. On peut aussi se laver les mains, les pieds et la tête en signe de purification.

En février, le christianisme fête la Chandeleur. Une fête un peu tirée par les cheveux puisqu’elle est censée fêter la purification de Marie quarante jours après la naissance de Jésus. Purification sans objet vu que Marie, selon l’Eglise romaine, a été préservée du péché originel. En réalité, le pape Gélase 1er, un pape africain, est allé chercher une tradition juive pour contrer les fêtes païennes de la mi-févier. Malheureusement pour lui, le compte des 40 jours ne tombait pas au bon moment et les païens continuèrent de faire la fête. Gélase choisit donc un martyr, Valentin, dont il fixe la fête par décret au 14 février en l’an 498 et qu’il impose. L’église avait entrepris dès la fin de l’empire romain un vaste chantier de remplacement de tous les rites païens par des fêtes chrétiennes. En convertissant les rois, le christianisme a conquis les peuples par la force et dans le sang. Resté vivant dans l’âme de l’Europe, le paganisme les reconquerra par sa noblesse et ses vertus.

21 mars – Equinoxe de Printemps
Ostara –  l’Est

Etymologiquement, le mot équinoxe vient du latin “æquinoctium”, de æquus “égal”, et nox, noctis “nuit”. Les fêtes d’ Équinoxe de Printemps sont étroitement liées à la Terre et le Soleil. Elles persistent depuis des millénaires sous divers aspects. Cette équinoxe marque un moment d’équilibre dans l’année. Ainci c’est le réveil de la Déesse Terre aidée de la Lumiere du Dieu devenant fort. Par son reveil, la nature inspire la renaissance, la résurection de la vie.

À l’ équinoxe du printemps, c’est l’équilibre entre la lumière et l’obscurité, la nuit et le jour sont d’égale durée. Le point à partir duquel le jour devient plus long que la nuit.

C’est la fête du temps des semailles; le temps de faire de nouveaux projets; de renouveller ce qui doit l’être. Nous pouvons pour cela nous ouvrir à l’inspiration et être receptifs à ce qui nous guidera pour accomplir nos projets. Cette période est symbolisée par la lumière du jour naissant à l’Est.

Fête de la Déesse Ostara, appelée aussi Oestara, jour d’Eostre, Rite d’Eostre,  Alban Eilir (nom druidique), d’où le mot anglais Easter tire son origine (Pâques). Celle-ci est une déesse de la fertilité, et son animal symbole est le lièvre (d’où les lapins de Pâques), à qui l’on faisait des offrandes d’œufs peints pour assurer la venue du Printemps.

La Pâque est la fête annuelle la plus importante, reprise par l’église chrétienne qui commémore la Résurrection de Jésus-Christ. La fête de Pâque a été fixée par le concile de Nicée en 325 au dimanche qui suit la première pleine lune du printemps.

1er mai – Beltaine
« Le Feu de Bel »

En gaulois, le dieu Bel ou Bélénos représente le soleil. Cette fête est la fête du feu, de la lumière solaire, de l’énergie radiante, de la victoire définitive de la lumière solaire sur les ténèbres de l’hiver. C’est le début de la période lumineuse qui ira jusqu’à Samain. Le feu de Bel à Beltaine est le pendant de la lumière de Lug à Samain. Dans la mythologie celtique, Beltaine est le jour où les dieux prirent pied sur le sol d’Irlande et brûlèrent leurs vaisseaux pour ne pas être tentés de revenir en arrière. Beltaine marque ainsi l’engagement définitif, irréversible, et par là, la confiance dans l’avenir et dans la destinée. Les troupeaux qui sortent des étables à ce moment pour retourner dans les pâturages, sont purifiés en passant entre deux grands feux qui accompagnent et renforcent symboliquement l’astre solaire. Cette
purification par le feu succède à la purification par l’eau d’Imbolc.

On allume à Beltaine un grand feu autour duquel on danse pour reproduire la course du soleil dans l’univers et la résurgence de L’Énergie vitale primordiale. C’est la saison des amours, l’appel à l’union et à la reproduction pour la survie et l’épanouissement des espèces.

Dans les rituels, l’union de ces deux aspects est illustrée par la Reine de Mai et le Seigneur de la Lande. Cette frénésie de la célébration de l’énergie vitale donnait lieu, parmi les jeunes gens, à des rites champêtres et à des jeux propres à leur âge… Jeux qui parfois duraient toute la nuit à l’abri des buissons d’aubépines. Il y avait également des rites de passages à l’âge adulte pour les adolescents. Les Chrétiens jugeant ces pratiques scandaleuses tentèrent de les éradiquer en faisant du mois de Mai le mois de Marie. Ils ont ainsi obligé à remplacer un hymne à la Vie par une célébration de la virginité et de la chasteté…

On plantait également à Beltaine un arbre à feuille caduque (hêtre?) qu’on appelait Arbre de Mai. Il était couronné d’une roue qui symbolisait le cercle de l’année et qui était ornée de rubans d’objets… On dansait autour pour célébrer le retour définitif de la nature et la fertilité de la terre. L’arbre de Mai planté à Beltaine, sera plus tard débité et brûlé au solstice d’été dans le feu de la Saint-Jean. L’arbre de Mai a son pendant dans le sapin qu’on plante au solstice d’hiver, et qui symbolise par la permanence de son feuillage la pérennité de la vie à travers l’hiver.

21 juin – Solstice d’Eté
Litha – le Sud

C’est le jour où la lumière solaire atteint sa plénitude, son rayonnement maximal. Dans certaines traditions, c’est le moment où le jour est le plus long que les prophéties peuvent s’accomplir, car elles ne sont plus voilées par le ténèbres, mais révélées à l’éternité. Le cérémonial commence à minuit la veille du solstice. Les participants sont en cercle autour du feu allumé à cette occasion, feu symbolique composé des sept essences sacrées: bouleau, hêtre, orme, pommier, châtaignier, chêne, sapin. Il se prolonge jusqu’au matin; les participants font alors face au Soleil levant.
Le feu terrestre rappelle au participant que le feu du mental doit être également discipliné, sans quoi il peut faire des ravages autour de lui tout en se réduisant lui-même en cendres. Il invite également à l’élévation: tout comme la masse de bois brut accumulée devient brasier ardent, la pensée, de lourde, doit devenir lumière et légèreté.

Au matin, c’est lorsque s’éteint doucement le feu terrestre que prend naissance le feu céleste qui illuminera toute la Terre et qui nous incite à accueillir en nous le Feu éternel. Alors pourrons-nous répandre nous aussi notre lumière intérieure autour de nous et lorsque nous auront appris à aimer, nous serons comme le Soleil. Il brille sur tous, sans distinction, Il n’attend rien en retour et nul ne peut l’éteindre.

Le voile entre les deux mondes est aussi mince qu’à Samhain, on peut donc rencontrer des représentants du “petit peuple” et les esprits des morts peuvent plus facilement traverser la frontière. La légende raconte que si l’on marche accidentellement sur du Millepertuis le soir de Litha, on peut se retrouver au pays des fées.

Ça n’est pas par hasard que les Chrétiens ont placé à cette date Jean le Baptiste qui annonce la période d’obscurité qui va commencer en disant : “Il faut que Lui grandisse et que moi je décroisse”.

1er août – Lugnashad
« Assemblée de Lug »

Chez les Celtes, LUG est le dieu de la Lumière. C’est un dieu “multiple”, au-dessus des dieux. Lugnasad est une fête solaire présidée par le roi. C’est la fête du blé et des moissons, placée sous le regard bienveillant de Lug qui promettait la paix et la prospérité. Il assurait l’éternité des cycles de mort et de renaissance. C’est le temps du maximum de fructification de la végétation.

Dans l’Irlande d’autrefois, Lugnasad était le temps des rassemblements et des mariages. C’était aussi une fête agraire, un divertissement collectif avec des jeux et des compétitions(foire, audition de poètes et de musiciens, jeux, courses de chevaux,…). Elle était placée sous le signe des échanges et de l’amitié: on y venait sans arme. On lançait sur les pentes une roue enflammée qui illustrait la descente vers l’hiver; et qui terminait sa course dans une rivière, unissant ainsi le symbolisme du Feu à celui de l’Eau.

21 septembre – Equinoxe d’Automne
Mabon – l’Ouest

C’est le jour de la partition entre le haut (monde des vivants) et le bas (monde des morts). C’est l’alternance de Lug et de Taranis, qui nous incitent à bénéficier de la lumière solaire, mais sans refuser le tonnerre, le vent et la brume. Ils sont ainsi une invitation à accepter en nous notre lumière sans renier nos ténèbres, pour concilier toutes les facettes de notre être.
C’est un jour de remerciement à la Déesse-Mère pour les cadeaux de la moisson et les fruits de la terre qu’elle nous a procurée. C’est aussi un moment de préparation à la pénombre de l’hiver, l’occasion de nous débarrasser de ce qui nous entrave, nous retient à un passé qui n’est plus, l’occasion de couper nos “vieilles branches”. C’est aussi une période qui favorise l’évocation, la réflexion, la synthèse de l’expérience de l’été. Nous accordons alors notre humeur avec la course descendante du soleil et le rougeoiement des feuilles de l’automne.
C’est une période propice à la chaleur du souvenir, au retour sur l’année écoulée et sur l’ensemble de notre vie. Le temps est venu de franchir dans l’autre sens la Porte que nous avons franchi lors de l’équinoxe de printemps. Il nous faut passer du temps extérieur au temps intérieur; d’accueillir de nouveau la Déesse qui viendra doucement nous guider dans le silence de la nuit.

Sources : http://calendrier.celtique.free.fr/
http://mythologica.fr/celte/samain.htm 
http://chevreuilblanc.blogspot.com.es/
http://www.domesprit.com
http://legrimoiredecirce.over-blog.com

 

Réservé aux membres

 Premium  et Summum 4Etoiles

Accéder au Cerveau Central du Vaisseau  Mère

Cliquez ici

Vous pouvez participer à cette rubrique
en nous envoyant les informations que vous avez sur ce sujet,
afin d’enrichir et compléter cet historique des fêtes traditionnelles ancestrales
et partager vos connaissances en la matière.
Share This Post
Have your say!
00
3 Comments
  1. C’est intéressant de connaître toutes ces fêtes antérieures aux religions. Merci

  2. Beaucoup trop court, je vous remercie pour ce plaisir passé sur votre page.

  3. Lugnasad signifie l’Assemblée de Lug et ce dernier apparait sous trois aspects : Il est d’abord le dieu solaire qui féconde la nature. A ce niveau il est source de vie que ce soit au plan matériel, psychologique ou spirituel et à ce titre il occupe une place importante dans le monde des dieux et des humains.
    Mais à côté de cette apparence lumineuse, il présente aussi un aspect obscur quasi lunaire et parfois redoutable. Il est un dieu chthonien, dieu de la terre et du monde souterrain (son oiseau est le corbeau)
    Enfin il est le dieu des arts et techniques, dans lesquels il excelle tous à la fois.

Leave a Reply

Traduction »